Études sans frontières, section Québec, est un organisme sans but lucratif (OSBL) détenant une charte québécoise et affilié au mouvement international Études sans frontières, créé en France en 2003.

ESF-International, dont le siège social est à Paris, regroupe depuis l’automne 2011 les antennes du mouvement ESF à travers le monde.

Études sans frontières, section Québec (ESF-Qc)
125, rue Verchères
Beloeil, Québec
CANADA  J3G 2J6

Courriel : info@etudessansfrontieres.qc.ca

10 ans déjà!

Études sans frontières, section Québec (ESF-Qc) fête ses 10 ans en 2016, avec une quarantaine de membres, un bilan positif et une immense gratitude envers l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et sa Fondation qui ont permis à deux étudiants de compléter des études de maîtrise, l’une en psychologie, l’autre en informatique de gestion, dont nous sommes très fiers. Un troisième étudiant pourrait arriver en septembre en provenance du Mali, s’il est admis au programme d’études en muséologie de la Faculté des arts.

ESF-Qc n’aurait pu atteindre ses objectifs sans l’engagement de ses membres et de ses donateurs fidèles, de son conseil d’administration remarquablement stable depuis 10 ans et de toutes les personnes, nombreuses, qui ont facilité son action par leur efficacité professionnelle et leur talent, notamment le personnel de l’UQAM qui soutient nos boursiers par une aide très concrète et infiniment précieuse.

Historique d’ESF

Le mouvement Études sans frontières a été créé dans un grand élan d’enthousiasme en 2003, à Paris, par des étudiants de Science Po qui ont mobilisé des ressources professionnelles, créé un réseau de contacts et amassé des fonds, très rapidement, pour aider des étudiants tchétchènes, dont l’université avait été bombardée et qui n’avaient plus ni tables, ni chaises, ni livres pour étudier. La deuxième guerre de Tchétchénie sévissait alors dans cette région autonomiste de Russie, que Moscou tenait à l’œil. L’équipe française a fait venir une vingtaine d’étudiants en France, sur une période de 10 ans, dont certains sont retournés en Tchétchénie avec l’impression de pouvoir commencer une seconde vie, d’autres avec un diplôme dont ils n’ont pas pu tirer profit à cause de la répression qui sévit là-bas, d’autres se sont mariés en France, d’autres ont abandonné leurs études en cours de route, d’autres n’ont pas su s’adapter et sont retournés vivre chez leurs parents. Tous les cas de figures se sont présentés. La France a également eu un projet de scolarisation au Rwanda auprès de jeunes devenus orphelins à la suite du génocide et qui étaient élevés par des adolescents plus âgés. Faute de relève, ESF-France n’existe plus, mais a permis l’éclosion, en 2006, de deux antennes très vivantes, l’une au Québec et l’autre en Allemagne.

ESF-Qc

L’initiative de la création d’ESF-Qc est attribuable à Angèle Dufresne, qui en a été la présidente fondatrice jusqu’en 2013. Francine Jacques et Dominique Forget se sont jointes à elle pour fonder les bases de l’organisme, avec le soutien continu de l’UQAM et de sa Fondation.

À la suggestion d’ESF-France, ESF-Qc a travaillé pendant deux années entières, de 2006 à 2008, sur la filière tchétchène dans le but d’accueillir deux étudiants à Montréal. Malheureusement, ce projet a dû être abandonné, étant irréconciliable avec les politiques des affaires étrangères canadiennes. Les besoins étant nombreux ailleurs sur la planète, ESF-Qc s’est tourné par la suite vers le Rwanda, Haïti et plus récemment, le Mali. Par ailleurs, ses efforts de rayonnement pour essaimer dans d’autres universités québécoises sont restés sans écho.

ESFI

En 2010, des membres des trois antennes d’ESF (France, Allemagne, Québec) ont joint leurs efforts pour créer Études sans frontières International. Le Québec a été proactif en établissant les statuts de l’organisation, avec l’équipe allemande, ainsi qu’un bureau de direction auquel a siégé la présidente fondatrice d’ESF-Qc pendant presque cinq ans. Une réunion de travail très fructueuse, regroupant une quarantaine de membres d’Europe et du Québec, s’est tenue à Paris en 2013 et une autre devrait être organisée en 2016, cette fois en Allemagne. Leslie Mbimbi, membre du conseil d’administration d’ESF-Qc, en est actuellement la vice-présidente.

Un tournant majeur en 2015

L’année 2015 a marqué un tournant décisif dans les actions que ESF-Qc souhaite mener dans l’avenir. Après deux réunions extraordinaires du conseil d’administration, et confronté aux difficultés que représente la sélection d’un boursier étranger, l’organisme a opté pour un virage fondamental et choisi d’aider des étudiants étrangers déjà admis dans un programme d’études à l’UQAM. Ainsi des bourses de 500 $ seront offertes aux étudiants étrangers qui rencontrent des difficultés financières insoupçonnées, mettant en péril l’achèvement de leurs études. De plus, en 2016, trois bourses de 1000 $ seront décernées, par voie de concours, grâce à l’aide du Service à la vie étudiante, division de l’Aide financière, et de la Fondation de l’UQAM qui gère le fonds Études sans frontières, section Québec, depuis ses débuts.

Les boursiers

Marie-Michèle Uyisenga, première boursière d’ESF-Qc, n’a pu rentrer au Rwanda avec sa fille, née ici, pour des raisons très personnelles. Le second boursier, Corriolan Claude, a regagné Haïti le 29 mars 2016 avec un projet différent de celui conçu initialement, mais qui servira son pays. Tel que le stipule la charte de l’organisme, ESF-Qc restera en liaison avec lui pour suivre l’évolution de son projet.

Comité étudiant d’ESF-Qc

Nous espérons voir poindre une relève engagée et dynamique pour notre organisme car notre action n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de besoins en éducation supérieure de qualité. En ce sens, une de nos membres, Leslie Mbimbi a fondé avec une petite équipe le Comité étudiant d’ESF-Qc, à l’UQAM. Depuis janvier 2015, ce comité développe ses propres projets en plus de soutenir ceux d’ESF-Qc. La présidente du Comité étudiant fait d’ailleurs partie de notre conseil d’administration. Un avenir prometteur. On le reconnaît sans ambages aujourd’hui : des citoyens mieux formés qui ont acquis des connaissances humanistes et professionnelles solides, une pensée vigoureuse et un esprit critique sont les meilleurs garants contre l’obscurantisme, les préjugés, le racisme, l’intolérance — tous ces maux qui divisent les nations et les cultures plutôt que de les aider à bâtir la paix, le vivre-ensemble et le développement durable sur notre planète. Comme vous le voyez, notre idéal n’a pas pris une ride!

Angèle Dufresne
présidente fondatrice, 2006-2013
vice-présidente du conseil d’administration, 2013-2016

Francine Jacques
membre fondatrice et vice-présidente, 2006-2013
présidente du conseil d’administration depuis 2013